Archived: Homs, la capitale de la révolution contre le régime d’Assad

Masab Saoud: ouest France
Témoignage Masab Saoud témoigne de ce qu’était et est devenue Homs. Notre confrère syrien est né dans la région, y a grandi et travaillé.   « La Syrie est l’orphelin, assaillie par des dictateurs, pillée par les mercenaires. Sous les yeux du monde entier depuis cinq ans. Homs est la troisième ville de Syrie en terme de population : deux millions d’habitants vivaient dans la région avant le début de la révolution en mars 2011. C’est le plus grand nœud de transport syrien. La ville est proche de la frontière avec le Liban. Une grande diversité de religions, de nationalités s’y cotoient dans une bonne entente. La ville a été l’une des premières à se soulever contre le régime d’Assad. Sa population a souffert de l’oppression des agents de renseignement et des filiales du pouvoir mais aussi de la corruption depuis de nombreuses années. Les manifestants de la révolution ont réclamé le changement de gouvernement. Pour éliminer la révolution à Homs, le régime d’al-Assad a utilisé toutes sortes d’armes, y compris les produits chimiques et détruit la majorité des quartiers de la ville, Bab Sebaa et Khalidiya et Baba Amr, et le marché d’Hamidih et Bayada. Les avions de guerre ont bombardé quotidiennement d’autres secteurs de la ville et les villages de Rastan, Talbisa, Houla, al dar alkabira et Al Quaryatan… Chaque jour, des dizaines de personnes de Homs sont tuées. La ville est aux mains des forces du régime Assad, des milices du Hezbollah, de mercenaires d’Iran et d’Irak. Des avions de Russie et d’Assad bombardent des écoles et des hôpitaux de campagne dans les zones rebelles.  Le régime a assiégé les quartiers de Homs qui se sont soulevés contre lui depuis plus de deux ans. Il a utilisé toute sa force militaire pour les contrôler sans y parvenir. Mais les combattants affamés ont fini par accepter de sortir de la ville sous garantie des Nations unies en 2014. La même stratégie politique fut menée dans toutes les villes syriennes. Des millions de personnes en Syrie sont devenus sans-abri et des vies sont menacées à cause des bombardements quotidiens. Ces personnes déplacées se sont réfugiées dans les pays voisins et l’Europe. Mais sans que les dirigeants du monde entier imposent l’arrêt de la guerre à al-Assad. Les Syriens ont exigé la liberté, l’égalité, la dignité humaine et la primauté du droit dans la révolution syrienne. Il existe des droits pour tous les peuples, mais le régime dictatorial les massacre. Les services de renseignement syriens ont ouvert le feu sur des civils, violé et torturé les gens pour leurs opinions. Pendant six mois en 2011 le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Moualem a dit avoir oublié l’existence de l’Europe sur la carte internationale à la suite des positions prises contre le meurtre de personnes innocentes en Syrie par le régime d’Assad. Après plusieurs années de guerre frénétique, le terrorisme s’est exporté en Europe. Daech a tiré profit de la guerre pour se battre contre les libertés réclamées par les partisans de la révolution. Aujourd’hui, la Russie, l’Iran et les milices de Hezbollah, l’Irak et le Pakistan se battent aux côtés d’al-Assad contre l’Armée libre et les Brigades révolutionnaires modérés. Daech aussi combat contre l’armée libre et les Brigades révolutionnaires modérées. Ils sont tous contre la victoire de la Révolution syrienne. »